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La victimisation est souvent associée à une augmentation de la participation politique, et les victimes sont des acteurs politiques influents dans de nombreux pays à travers le monde. Pourtant, pour les victimes, l’activisme a un coût : elles racontent et re-racontent des histoires douloureuses, font face à des critiques sévères et s'épuisent au travail — le tout lors d’un des pires moments de leur vie. Alors, pourquoi le font-elles ? Basé sur une recherche ethnographique avec Families for Safe Streets, un groupe de victimes devenues activistes à New York, cet article propose une nouvelle explication de la participation politique des victimes. Je suggère que pour certaines victimes, la création de sens est un bénéfice en cours de l’activisme. Ma recherche inductive identifie trois manières dont les victimes trouvent un sens en politique. Premièrement, à travers leur activisme, les victimes peuvent re-conceptualiser les pertes et blessures qu’elles ont subies comme des problèmes de politique publique, plutôt que comme des événements aléatoires et inexplicables. Les victimes cherchent aussi à aider les autres en modifiant les lois pour prévenir la récurrence de tragédies similaires, et certaines voient leur activisme comme une manière d’accomplir des obligations importantes envers leurs communautés, leurs familles et leurs proches décédés.
Regina Bateson (mer.) a étudié cette question.
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