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On pense actuellement que les anesthésiques volatils provoquent l'inconscience en agissant sur une ou plusieurs cibles moléculaires, notamment les canaux ioniques neuronaux, les récepteurs, les mitochondries, les protéines synaptiques et les protéines du cytosquelette. Les gaz anesthésiques, y compris l'isoflurane, se lient aux microtubules (MT) du cytosquelette et atténuent leurs effets optiques quantiques, ce qui pourrait contribuer à provoquer l'inconscience. Cette hypothèse est étayée par la constatation que la chimiothérapie à base de taxanes, composée de médicaments stabilisant les MT, réduit l'efficacité de l'anesthésie lors d'interventions chirurgicales chez des patients cancéreux humains. Afin d'évaluer expérimentalement la contribution des MT comme cibles fonctionnellement pertinentes des anesthésiques volatils, nous avons mesuré les latences à la perte du réflexe de redressement (LORR) sous 4 % d'isoflurane chez des rats mâles injectés par voie sous-cutanée avec un véhicule ou 0,75 mg/kg du médicament stabilisateur de MT pénétrant dans le cerveau, épothilone B (epoB). Les rats traités par epoB ont mis en moyenne 69 secondes de plus pour devenir inconscients, comme mesuré par la latence à la LORR. Il s'agit d'une différence statistiquement significative correspondant à une différence moyenne standardisée (Cohen's
Khan et al. (jeu.) ont étudié cette question.
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