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Des milliers de migrants originaires de pays africains se sont établis en Chine depuis le début des années 2000, en particulier à Guangzhou dans la province du Guangdong. Bien que cette population ait progressivement diminué au fil du temps, la situation a été exacerbée par l'épidémie de COVID-19. Surnommés "Africains en Chine" par les médias, ils ont créé un contexte vibrant pour des engagements discursifs et critiques sur la race, le racisme et le racisme anti-Noir dans la Chine du XXIe siècle et, plus largement, en Asie de l'Est à long terme. Les expériences africaines dans diverses villes chinoises ont inspiré des blogs, des vlogs, des reportages médiatiques et des documentaires. Un corpus d'ouvrages académiques a également émergé, retraçant le racisme et les idéologies raciales en Chine. Certains ont tenté de déterminer s'il existe un racisme chinois. À travers ces développements discursifs, la Chine a défendu sa crédibilité en tant qu'État intolérant au racisme, soit pour des raisons géopolitiques, soit pour apaiser les soi-disant Amis africains. En interrogeant le débat sur le "racisme en Chine", Kudus Oluwatoyin Adebayo constate que ce débat simpliste obscurcit comment les impacts immédiats et à long terme de la question race/racisme peuvent façonner la vie des familles afro-chinoises. Basé sur son riche mais accessible récit ethnographique suite à son interaction avec une famille nigéro-chinoise depuis 2017, l'auteur envisage un futur inévitable attendant la Chine—un futur afro-chinois—qui n'est pas suffisamment discuté. L'auteur se concentre sur la manière dont le discours sur la race/le racisme façonne les expériences des Africains et des Chinois qui transcendent les frontières raciales au nom de l'amour et les implications futures pour ces familles en Chine.
Kudus Oluwatoyin Adebayo (Jeu,) a étudié cette question.