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Cet essai réexamine de manière critique l'analyse juvénile de Marx sur la séparation de l'Église et de l'État et ses vues complexes sur la fonction des droits dans l'État moderne. Je soutiens que la condamnation par Marx du nationalisme chrétien et son adhésion à la citoyenneté pour les Juifs sont cohérents avec sa vision selon laquelle l'État moderne et laïque ne peut pas s'émanciper entièrement de la religiosité, comme en témoigne l'héritage continu du nationalisme et de la politique d'identité culturelle aujourd'hui. Bien que Marx suive correctement Hegel en identifiant la modernité à une différenciation structurelle entre la société civile et l'État, je soutiens qu'il mécomprend la nature de cette séparation et, avec elle, la relation entre les droits de propriété privée, d'un côté, et les droits civils, politiques et sociaux, de l'autre. Je conclus que l'erreur de Marx réside dans son échec à adhérer à sa propre compréhension sociale des droits inspirée par Rousseau. En fin de compte, loin de rejeter l'intuition morale déontologique sous-jacente aux droits selon laquelle les individus possèdent une dignité humaine (nature sociale) qui mérite protection, il défend plutôt cette idée contre ce qu'il perçoit comme sa dégradation au service d'un intérêt sectaire étroit, dont la poursuite obstrue plutôt que favorise le plein développement de notre humanité.
David Ingram (mercredi) a étudié cette question.