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Cet article vise à réfléchir sur les relations de pouvoir historiquement construites par des groupes qui dominent les espaces sociaux et leurs implications dans la création de la mémoire officielle, laquelle finit par être impactée par le processus continu de marginalisation de divers lieux, y compris la population vivant sans-abri. Sur cette base, nous considérons la mémoire, les archives et le patrimoine comme des instruments potentiels à la fois de silence et d'insurrection des individus invisibilisés. Dans le cas étudié dans cet article, nous soulignons le potentiel transformateur et politique de la mémoire. En utilisant le profil de l'ONG SP Invisível comme corpus de recherche, nous proposons une analyse des récits générés par ces mouvements sociaux numériques, qui ont émergé dans le contexte du début du 21ème siècle comme une forme d'activisme numérique qui va au-delà des réseaux sociaux, mais existe comme une écologie qui dépend à la fois des éléments numériques et humains pour exister, avec comme objectif principal de transformer la réalité à travers la diffusion des récits des personnes en situations de sans-abrisme et/ou de marginalisation sociale. Ainsi, nous cherchons à problématiser la banalisations de l'éthos néolibéral, qui nous convainc que le succès et l'échec sont des cas individuels, de sorte que la préoccupation pour le bien-être social et l'environnement passent au second plan et, dans ce contexte, se présentent comme des dépenses de l'état et non comme un besoin collectif. Ainsi, nous observons que ces initiatives, créées sur des plateformes gérées par de grandes entreprises, au sein du capitalisme avancé, sont capables d'utiliser ces espaces comme un moyen qui entrelace les médias et les mouvements sociaux, devenant une partie intégrante du processus de visibilité et de déstigmatisation des corps traditionnellement invisibilisés.
Sotomayor et al. (Mon,) ont étudié cette question.
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