Key points are not available for this paper at this time.
Cet article examine la construction sociale de la lutte contre le terrorisme dans les organisations internationales (OI). En discutant les littératures qui soulignent la (non)cohérence de la lutte multilatérale contre le terrorisme et la diversité des intérêts qui interagissent et convergent dans ces politiques, l'article met en évidence les déterminants par lesquels un objet aussi vague et dissensuel que la lutte contre le terrorisme après le 11 septembre est ordonné et stabilisé au sein des OI. Par conséquent, l'article propose une exploration sociologique alternative de la lutte contre le terrorisme dans les OI en approfondissant les dynamiques de friction et de pouvoir. La lutte multilatérale contre le terrorisme est conceptualisée comme une 'ambiguïté constructive' socialement ancrée; la catégorie fourre-tout de la lutte contre le terrorisme est à la fois une source patente de conflit parmi les acteurs des OI, qui se battent pour son sens, et un catalyseur d'un consensus minimal. L'article isole deux types de structures de pouvoir dans les OI que l'ambiguïté de la lutte contre le terrorisme soutient : domination et fragmentation. De plus, l'article démontre comment les ambiguïtés conditionnent la conduite et l'évolution de l'agenda de sécurité de gestion des risques des OI. Pour ce faire, l'article prend la trajectoire de l'OTAN après le 11 septembre comme étude de cas et explore deux politiques de lutte contre le terrorisme liées à la guerre contre-insurrectionnelle en Afghanistan et à la surveillance maritime en mer Méditerranée.
Julien Pomarède (Ven,) a étudié cette question.