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Résumé Depuis l'avènement des smartphones, les interactions entre pairs sur des plateformes numériques sont devenues un mode de socialisation principal parmi les adolescents. Malgré l'augmentation rapide de l'activité sociale numérique, il reste incertain comment ce changement dramatique a impacté les expériences sociales et émotionnelles des adolescents. Dans un design longitudinal intensif (N = 26, n = 206 observations mensuelles pendant jusqu'à 12 mois, 12–17 ans), nous avons utilisé des méthodes de phénotypage numérique pour mesurer objectivement les fluctuations intra-personnelles dans l'utilisation des smartphones (temps d'écran, prises en main, notifications) à travers différentes catégories (réseaux sociaux, communication, divertissement, jeux) et avons examiné leurs associations bidirectionnelles prospectives avec l'humeur positive et négative. Les modèles hiérarchiques bayésiens ont montré que lorsque les adolescents rapportaient un mieux-être, ils passaient ensuite plus de temps sur les applications de communication et lançaient les applications de médias sociaux et de communication moins souvent lors d'une prise en main. Pendant ce temps, lorsque les adolescents utilisaient les applications de divertissement plus que d'habitude, ils rapportaient ensuite une amélioration de leur humeur. Ces résultats préliminaires suggèrent un schéma où les fluctuations de l'humeur sont liées aux changements subséquents dans l'utilisation des smartphones qui sont principalement sociaux, tandis que les fluctuations dans l'utilisation des smartphones relatives aux changements subséquents dans l'humeur étaient principalement liées au divertissement. Nous avons trouvé peu de preuves que les fluctuations intra-personnelles du temps d'écran ou de l'utilisation des réseaux sociaux étaient associées à des augmentations de l'humeur négative, comme souvent théorisé. Ces résultats soulignent l'importance de démêler les différents composants de l'utilisation des smartphones qui sont liés aux processus affectifs et d'examiner leurs relations bidirectionnelles prospectives au fil du temps, en raison de la possibilité de résultats différenciés. Ce travail est une première étape nécessaire pour identifier des cibles pour les efforts d'intervention visant à promouvoir la résilience et le bien-être pendant l'adolescence.
Rodman et al. (Mer,) ont étudié cette question.