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L'article est un essai en partie provocateur édité comme une étude humanitaire en philosophie des sciences et philosophie sociale, réfléchissant sur le tournant pratique, « anti-métaphysique » survenu depuis le 20ème siècle et se poursuivant jusqu'à présent. L'article plaide qu'il est enfin temps de surmonter cela car c'est le principal obstacle au développement ultérieur des sciences exactes et naturelles, y compris les mathématiques, rétablissant ainsi l'unité de la philosophie et des sciences à l'aube de la science moderne, lorsque les grands scientifiques étaient des philosophes, condition nécessaire à leurs réalisations révolutionnaires, et les physiciens étaient simultanément des mathématiciens, pas moins que des philosophes, et même des théologiens comme Descartes, Newton, Leibniz l'étaient tout comme leurs prédécesseurs, Copernic ou Galilée. La révolution scientifique accomplie par eux avait besoin de la philosophie, puisque toute révolution scientifique, dans ce sens, évolue nécessairement vers le social, a besoin de philosophie ; et si l'on souhaite prévenir les révolutions sociales provenant de découvertes scientifiques fondamentales, reposant à leur tour sur le lien étroit entre sciences et philosophie, il faut couper ce lien, et c'est ce qui s'est produit au 20ème siècle, annonçant implicitement un « nouveau monde courageux » de science normale éternelle sans révolutions, qu'elles soient scientifiques ou sociales. Le « fin de l'histoire » de Fukuyama nécessite une « fin de l'histoire scientifique » car c'est une prémisse obligatoire, et séparer les sciences de la philosophie est suffisant pour cela, bien que proclamé tout autrement : comme un dépassement de la métaphysique empêchant les sciences et les substituant par des quasi-sciences. En particulier, ce « tournant anti-métaphysique » a établi pour que la science obéisse absolument et complètement à la société, condition évidente contredisant les révolutions scientifiques et sociales dans la modernité caractérisée par la domination de la science sur la société par le biais de la philosophie capable de traduire toutes les découvertes scientifiques époques en corollaires sociaux. Une attention particulière est accordée à la mécanique quantique, étant la frontière de la physique au 20ème siècle, où ce tournant anti-métaphysique est discernablement concentré et peut être noté par le célèbre slogan « Tais-toi et calcule ! » indépendamment de son auteur. Justement les découvertes révolutionnaires en physique, par exemple celles de la « masse noire » et de « l'énergie noire » ou de l'entrelacement forcent maintenant son rejet rétablissant ainsi l'unité de la philosophie, des mathématiques et de la physique, ayant rendu possible l'établissement de la science moderne par son émancipation de la religion, et ainsi, en analyse finale, de la société.
Vasil Dinev Penchev (Jeudi,) a étudié cette question.