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En raison de l'occupation humaine prolongée dans les environnements intérieurs, la qualité de l'air intérieur revêt une importance significative. Cette étude évalue l'impact de la modernisation d'un système de ventilation, passant de naturel à mécanique, sur la qualité de l'air intérieur (QAI) dans une chambre pendant les saisons de chauffage de 2017/18 et 2020/21. Des mesures ont été effectuées avant et après la modernisation pour évaluer les concentrations de CO2, la température, l'humidité, la matière particulaire (PM) et les niveaux d'aérosols bactériens et fongiques à l'intérieur et à l'extérieur. Les résultats montrent une diminution significative de la concentration de CO2 (de 1000 ± 240 ppm à 806 ± 165 ppm) et de l'humidité relative (de 53,0 ± 3,6 % à 28,2 ± 4,1 %) après la modernisation. Une réduction notable des concentrations de CO2, atteignant en moyenne 20 %, a été enregistrée, permettant ainsi d'élever la catégorie de qualité de l'air de IDAIII à IDAII. De plus, l'étude a déterminé le coefficient d'infiltration pour le PM2,5, qui est passé de 0,48 sous ventilation naturelle à 0,63 après modernisation. Les concentrations de PM2,5 ont augmenté à l'intérieur (de 23,49 ± 11,21 μg/m3 à 56,68 ± 13,47 μg/m3) en raison de taux d'infiltration plus élevés avec la ventilation mécanique. Les mesures de bioaérosols indiquent des concentrations fluctuantes, avec des aérosols bactériens atteignant un pic le soir. L'utilisation de la ventilation mécanique a entraîné une augmentation du transport et de la dispersion des bioaérosols bactériens à l'intérieur. En revanche, cela n'a pas été observé pour les aérosols fongiques. En outre, l'étude souligne les limites de l'efficacité des filtres de ventilation et recommande l'installation de capteurs de PM2,5 pour réguler le flux d'air durant les périodes de fortes concentrations extérieures de PM2,5. Globalement, bien que la ventilation mécanique ait amélioré certains paramètres de la QAI, elle a posé des défis pour contrôler l'infiltration de particules, mettant en évidence la nécessité de stratégies de ventilation complètes pour garantir la qualité de l'air intérieur et le bien-être des occupants.
Mucha et al. (Mar,) ont étudié cette question.