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Vivre, c'est mourir, une répétition non scénarisée et inconsciente pour la première de la mort - un seul spectacle pour chaque individu purgatoire, des rediffusions cycliques pour l'humanité collective. Étant donné notre vie comme une répétition de la mort, nous devrions oser un regard 'mortel' sur la vie, un regard sur le monde des vivants, depuis le crâne caverné, encadré par les orbites jumelles et le sourire édenté. Utopique peut-être, puisque le point de vue de la mort ne peut être qu'imaginé plutôt qu'acquis, cela ne diffère cependant d'aucune autre perspective dans la fiction ou l'érudition. Se demandant comment parler au-delà des derniers mots, cet essai réalise bientôt que les moments de silence entre les mots en ont déjà fait autant un essai de mots qu'un essai sans mots. Alors que les mots se libèrent du vide, ils finissent souvent par n'être que de simples parenthèses pour celui-ci. Tirés de mes griffonnages durant des jours suspendus entre les mourants et les morts, les deux Livres sur le départ de mon père et de mon beau-père contiennent des entrées reflétant mes pensées à l'époque. Certaines entrées peuvent sembler désagréables, mais, cher lecteur, elles ont déjà été embellies pour vos yeux.
Sheng‐mei Ma (Mar), a étudié cette question.