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Nos résultats montrent qu'il existe une relation négative claire entre le retour sur actifs et les prêts non performants (PNP), suggérant qu'une augmentation des PNP conduit à une baisse de la rentabilité des banques. L'objectif de cette étude est d'examiner si les prêts non performants (PNP) ont un impact sur la rentabilité des banques commerciales dans les pays des Balkans occidentaux (BOC ci-après), à savoir l'Albanie, le Kosovo, le Monténégro, la Macédoine du Nord et la Serbie. Notre échantillon comprend toutes les banques commerciales dans les BOC pour la période 2010-2020. Nous définissons le retour sur actifs (ROA) comme un indicateur de la rentabilité bancaire, qui est la variable dépendante de cette étude. Notre principale variable explicative est le ratio de PNP au total des prêts. De plus, nous considérons les variables de contrôle suivantes : CAR (Capital par rapport aux actifs pondérés par les risques) ; OCE (Efficacité des coûts opérationnels) ; LIQ (liquidité). Notre étude suggère que les institutions financières et les décideurs politiques en général devraient garder un œil sur les détentions de PNP, car tout afflux supplémentaire de prêts « douteux » dans le secteur financier augmente la probabilité que les banques rencontrent des problèmes de rentabilité. Plusieurs implications politiques découlent des conclusions de cette étude, non seulement pour les praticiens et les gestionnaires de banques, mais aussi pour les régulateurs et les décideurs politiques. D'une part, les gestionnaires de banques devraient vérifier minutieusement les données clients avant d'accorder un crédit afin de réduire l'asymétrie d'information et de minimiser les valeurs potentielles des PNP. D'autre part, les régulateurs doivent surveiller de près les ratios de solvabilité et de rentabilité des banques pour atténuer un éventuel échec bancaire dû à l'accumulation de valeurs élevées de PNP.
Shkodra et al. (Sun,) ont étudié cette question.