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Les menaces typiques à la sécurité humaine telles que le terrorisme et l'insurrection, comme on l'a vu au Nigeria, ont attiré l'attention mondiale. Cependant, les implications sécuritaires du changement climatique en ce qui concerne le terrorisme sont de plus en plus pertinentes pour la paix et la sécurité internationales. Depuis la création de Boko Haram au Nigeria en 2009, plus de 40 000 personnes ont été tuées par le groupe terroriste et plus de deux millions ont été déplacées de leur domicile. Le groupe a à divers moments tiré parti des effets drastiques du changement climatique pour recruter des soldats de base, hommes et femmes confondus, et ses opérations continuent d'avoir des impacts dévastateurs sur la sécurité des vies et le développement socio-économique du Nigeria. Cette étude a donc examiné l'impact du changement climatique sur l'effort de recrutement de Boko Haram au Nigeria. Elle a adopté le compte de Delanda sur les assemblages et la complexité sociale pour établir les liens entre changement climatique, terrorisme et recrutement de Boko Haram au Nigeria. L'étude s'est largement fondée sur des données provenant de sources secondaires collectées par la méthode documentaire. Elle a examiné comment le stress environnemental induit par le changement climatique, tel que la sécheresse, la désertification et le rétrécissement du lac Tchad, crée des conditions favorables au recrutement de terroristes. Elle a soutenu que le changement climatique a exacerbé la perte ou l'effondrement des moyens de subsistance ruraux dans le nord-est du Nigeria, augmentant ainsi la vulnérabilité des populations affectées au recrutement par Boko Haram.
Akogwu et al. (Sun,) ont étudié cette question.