Key points are not available for this paper at this time.
Dans cet article, nous développons une compréhension relationnelle du populisme, informée par l'écologie politique urbaine. Nous soutenons qu'une écologie politique urbaine du populisme est nécessaire pour une dénonciation populaire et démocratique des revendications environnementales de l'extrême droite. Cet article vise ainsi à développer une critique du libéralisme environnemental et du populisme de droite. Nous le faisons d'abord en établissant un dialogue entre les littératures en écologie politique urbaine et les lectures infusées par Gramsci du populisme. Les deux ont cherché à interpréter comment la formulation de revendications spatiales – et écologiques – devient centrale dans les luttes pour l'hégémonie. La seconde moitié de l'article analyse ces tensions dans le mouvement des agriculteurs néerlandais, qui est devenu l'une des forces politiques les plus importantes aux Pays-Bas depuis 2019. Abstraire "le local", "le rural" ou "la ferme" des processus plus larges d'urbanisation est central dans les luttes pour la représentation des agriculteurs. Les mouvements de droite cherchent ainsi à alimenter une désillusion plus large avec la politique formelle, tout en déployant efficacement des abstractions spatiales et écologiques qui opposent le "rural" à l'"urbain". Nous concluons en soulignant plutôt les connexions cruciales entre populisme et écologie, et appelons à une écologie politique populaire et démocratique.
Gort et al. (Ven,) ont étudié cette question.