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Cet article explore les utilisations contre-hégémiques des médias audiovisuels — tels que le film, la vidéo et la télévision — par les femmes migrantes travailleuses, en se concentrant spécifiquement sur les tactiques médiatiques d'auto-représentation utilisées dans l'activisme féministe intersectionnel des femmes migrantes travailleuses de la République turque aux Pays-Bas de 1975 à 1985. À travers une recherche archivistique complète, il vise à contextualiser historiquement et à évaluer de manière critique les conditions archivistiques de ce patrimoine audiovisuel marginalisé. En s'appuyant sur les présences archivistiques des matériaux cinématographiques et télévisuels existants ainsi que sur les absences archivistiques, telles que des projets perdus et abandonnés, le document propose de reconfigurer le « patrimoine audiovisuel » des communautés sous-représentées à l'intersection de la race, du genre et de la classe, dont les présences archivistiques sont contingentes, arbitraires et fragmentées. Pour aborder la condition spécifique de la pauvreté archivistique concernant le patrimoine audiovisuel des femmes migrantes travailleuses, le document conclut avec les nouvelles perspectives ouvertes par une historiographie médiatique féministe d'interrogations ouvertes, de fabrication critique et de spéculation contrefactuelle.
Asli Özgen (Mercredi) a étudié cette question.