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Contexte : L'interruption de la radiothérapie est rarement discutée dans la littérature scientifique. L'objectif de cette étude était donc d'estimer la fréquence et les raisons des interruptions de traitement chez les patients recevant une radiothérapie pour des métastases cérébrales issues de tumeurs solides et d'identifier les facteurs prédisant ces interruptions. Méthodes : Tous les patients traités pour des métastases cérébrales liées à des tumeurs solides entre 2010 et 2020 dans notre institution ont été examinés rétrospectivement. En plus de collecter les caractéristiques pertinentes des patients, l'analyse de partitionnement récursive (APR) et les groupes d'évaluation pronostique graduée (APG) spécifiques à la maladie pour chaque patient ont été calculés pour évaluer la performance de ces scores dans la prédiction des interruptions de traitement. Résultats : Parmi 468 patients ayant subi une radiothérapie crânienne, 35 traitements (7,5 %) ont été interrompus. La raison la plus fréquente était la détérioration clinique, qui a été documentée dans 26 (74,3 %) des traitements interrompus. Les patients dont la radiothérapie a été interrompue avaient, en moyenne, plus de maladie leptomeningeale (20,0 % contre 12,6 %), un statut de performance ECOG plus mauvais (moyenne du statut de performance ECOG 1,86 contre 1,39) et plus de métastases extracrâniennes non contrôlées (85,3 % contre 70,8 %). Les fréquences d'interruption de traitement augmentaient avec un pronostic plus mauvais et différaient significativement entre les groupes APR (p = 0,037) mais pas entre les groupes APG (p = 0,612). Conclusions : L'interruption de traitement est survenue dans 7,5 % des cas, principalement en raison de la détérioration clinique. Un mauvais statut de performance, ainsi qu'une maladie plus avancée et, par conséquent, un pronostic défavorable, étaient associés à des taux d'interruption plus élevés.
Windisch et al. (Jeudi) ont étudié cette question.