Key points are not available for this paper at this time.
Au cours des quatre dernières décennies, les géographies maritimes sont devenues des sites de gouvernance migratoire de premier plan. Bien qu'il existe un travail universitaire important sur ces espaces, traçant les techniques de contrôle et de confinement qui évoluent, ce qui continue d'attirer l'attention est la gouvernance qui fonctionne en maintenant systématiquement les personnes cherchant asile mobiles en mer. Cet article se concentre sur l'Australie, examinant les mobilités contraintes qui suivent les interdictions en mer et leur nature carcerale. J'interroge l'affaire de la Haute Cour, CPCF c. Ministre de l'Immigration et de la Protection des Frontières, qui traite de la détention maritime prolongée de 157 personnes demandant l'asile en juin 2014. En analysant le langage utilisé dans cette affaire, tel que la conclusion de la majorité selon laquelle « détenir » une personne en mer impose un devoir concomitant de « prendre » cette personne quelque part, je souligne comment la mobilité contrainte est devenue centrale à la stratégie de gouvernance migratoire maritime de l'Australie et comment cela a conduit à légitimer la détention en mer sans aucune limitation temporelle claire. Cela révélera dans quelle mesure la carceralité informe la gouvernance migratoire dans les géographies maritimes de l'Australie.
Andonea Dickson (Mer,) a étudié cette question.