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Résumé Les études sur le changement diachronique dans les langues des signes ne sont disponibles que pour un petit nombre de langues des signes, en partie en raison de la rareté des ressources historiques pour les langues des signes. Cet article présente la première étude sur le changement diachronique dans la Nederlandse Gebarentaal ‘langue des signes néerlandaise’ (NGT) et la Vlaamse Gebarentaal ‘langue des signes flamande’ (VGT). Il examine l'impact d'un système de signes artificiel sur les lexiques du variant Gestel de la NGT et du variant Limbourg de la VGT. La récupération de deux manuscrits du 19ème siècle décrivant respectivement 3 000 signes et 7 000 signes de ce système nous permet de comparer ce système artificiel avec des données publiées pour la NGT et la VGT des années 1950 à nos jours. Nous nous concentrons sur la résilience d'une distinction artificielle qui n'est pas considérée comme distinctive dans d'autres langues des signes naturelles, c'est-à-dire une distinction absolue gauche/droite pour le marquage du genre dans les termes de parenté. Les résultats montrent que les variantes NGT et VGT ont partiellement changé ou remplacé tous les signes artificiels, sauf ONCLE/TANTE, NEVEU/NIÈCE dans la NGT et PARENTS dans la VGT. Les changements partiels éclairent les mécanismes par lesquels des éléments artificiels sont nativisés pour s'adapter au système phonologique de ces langues des signes. Les changements observés dans le paradigme gauche/droite ont des implications pour notre compréhension de la distribution de la latéralité en phonologie des langues des signes en général. Enfin, l'impact de l'accès très restreint aux modèles linguistiques qui faisaient partie des approches orales strictes dans ces écoles, et l'apport linguistique appauvri qui en résulte sur le changement diachronique et l'innovation lexicale sont discutés.
Nyst et al. (jeudi) ont étudié cette question.