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Résumé Contexte La dysfonction neurocognitive est une découverte transdiagnostique en psychopathologie, mais les relations entre les domaines cognitifs et les dimensions psychopathologiques générales et spécifiques demeurent floues. Cette étude visait à examiner les associations entre la cognition et les dimensions de psychopathologie dans une large cohorte de jeunes. Méthode L'échantillon (N = 9350 ; âge 8-21 ans) a été tiré de la Cohorte neurodéveloppementale de Philadelphie. Les données issues d'entretiens cliniques structurés ont été modélisées à l'aide d'analyses factorielle confirmatoire bifactorielle (CFA), aboutissant à un score de facteur de psychopathologie général (‘p’) et à six dimensions orthogonales de psychopathologie : dysphorie/angoisse, obsession-compulsion, comportement/externalisation, déficit de l'attention/hyperactivité, phobies et psychose. Les données neurocognitives ont été agrégées à l'aide de CFA de traits corrélés en cinq facteurs : fonctionnement exécutif, mémoire, cognition complexe, cognition sociale, et vitesse sensorimotrice. Nous avons examiné les relations entre les dimensions de psychopathologie spécifiques et générales et les facteurs neurocognitifs. Résultats Le modèle final a montré des associations tant générales que spécifiques entre le fonctionnement cognitif et la psychopathologie, avec un ajustement acceptable (CFI = 0,91 ; TLI = 0,90 ; RMSEA = 0,024 ; SRMR = 0,054). La psychopathologie générale et la plupart des dimensions de psychopathologie étaient associées négativement au fonctionnement neurocognitif (phobies p < 0,0005, comportement/externalisation p < 0,0005, déficit de l'attention/hyperactivité p < 0,0005, psychose p < 0,0005 à p < 0,05), sauf pour les symptômes de dysphorie/angoisse et d'obsession-compulsion, qui étaient positivement associés à la cognition complexe (p < 0,05 et p < 0,01, respectivement). Conclusion En modélisant un large éventail de domaines cognitifs et de psychopathologie dans un grand échantillon diversifié de jeunes, nous avons trouvé des aspects du fonctionnement neurocognitif communs à travers les phénotypes cliniques, ainsi que des modèles spécifiques au domaine. Les résultats soutiennent l'examen transdiagnostique des performances cognitives pour décomposer la variabilité dans le lien entre le fonctionnement neurocognitif et les phénotypes cliniques.
Zoupou et al. (Lun,) ont étudié cette question.