Key points are not available for this paper at this time.
L'alphabétisation est une compétence importante non seulement dans un contexte académique, mais aussi pour participer activement à une société lettrée. Pour les utilisateurs sourds d'une langue des signes, cependant, le 'mot écrit' pose des défis pour deux raisons. Premièrement, les utilisateurs de la langue visuelle, non écrite et en face à face, doivent transférer leur message dans une modalité écrite. Deuxièmement, comme il n'existe pas de forme écrite standardisée largement acceptée pour les langues signées, le code qu'ils doivent utiliser est celui de la représentation écrite d'une langue orale, qui est souvent une deuxième langue (L2) pour les utilisateurs d'une langue des signes. L'étude rapportée ici aborde ces défis avec des données écrites en allemand collectées auprès de signeurs sourds de la langue des signes allemande suisse (DSGS). Les variations trouvées dans ces textes écrits en allemand sont le résultat non seulement des processus d'acquisition d'une seconde langue communs aux apprenants L2 entendants et sourds de l'allemand, mais aussi d'interférences cross-modales (visuelles/spatiales – acoustiques/orales) uniques aux apprenants sourds de L2 de la langue orale. La source cross-modale de constructions non typiques dans la structure des phrases des textes écrits en allemand des signeurs sourds est l'objet de cette étude. Il est particulièrement pertinent ici de considérer la variation cross-modale en ce qui concerne la structure de l'information. Les langues signées utilisent des stratégies syntaxiques pour cibler l'information linguistique qui sont différentes de celles utilisées pour les langues parlées comme l'allemand. Les données de cette étude montrent que ces stratégies de signes sont également transférées dans les textes écrits en allemand des signeurs sourds de la DSGS.
Aline Meili (Mer,) a étudié cette question.