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Contexte : L'unité de soins post-anesthésie (PACU) joue un rôle crucial dans la fourniture de soins spécialisés aux patients postopératoires. Cependant, un sous-ensemble de ces patients connaît des complications entraînant un séjour prolongé de 90 minutes ou plus dans la PACU. Cela impacte non seulement la qualité de vie du patient mais perturbe également le flux de travail de l'hôpital, car cela peut causer douleur postopératoire, nausées ou vomissements. Il est essentiel d'identifier les facteurs contribuant à cette durée de séjour prolongée (LOS) et d'explorer des stratégies pour sa prévention et sa gestion. Méthodes : Nous avons mené une étude de cohorte rétrospective de patients postopératoires entre 2020 et 2021. Nous avons inclus les patients ayant un séjour prolongé, en excluant les patients cardiaques, ceux ayant un séjour prolongé prévu, et les patients attendant un lit en soins intensifs. Nous avons utilisé une technique d'échantillonnage consécutif non probabiliste. Les données ont été obtenues à partir du système BestCare, le système d'information de l'hôpital, à l'aide d'une fiche de collecte de données. Résultats : Un total de 15 170 patients ont subi des interventions chirurgicales durant la période d'étude, parmi lesquels seulement 181 (1,19 %) ont connu un séjour prolongé dans la PACU. La douleur et un état mental altéré étaient fortement associés à un séjour prolongé dans la PACU (P = 0,035 et P = 0,0009, respectivement). Cependant, il n'y avait pas d'association significative entre les comorbidités globales et un LOS prolongé dans la PACU, sauf pour les patients asthmatiques (P = 0,003). Différents types et durées de chirurgies n'ont pas contribué de manière significative à un séjour prolongé dans la PACU. Conclusions : Notre étude a révélé que parmi les différentes variables examinées, l'asthme, la douleur et un état mental altéré étaient significativement associés à un LOS prolongé dans la PACU. Ces résultats suggèrent que des interventions ciblées abordant ces facteurs pourraient aider à réduire l'incidence des séjours prolongés dans la PACU et à optimiser les résultats pour les patients.
Alghamdi et al. (Sat,) ont étudié cette question.