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La maternité est une vertu puissante. Cependant, dans une société patriarcale, elle est interprétée de manière étroite pour soutenir les normes familiales hétéro-normatives qui privilégient les hommes par rapport aux femmes. Ce cadre traditionnel néglige les diverses formes familiales et aliénent les ménages dirigés par des femmes. Au contraire, les familles dirigées par des mères isolées sont réprimandées et étiquetées comme brisées, pathologiques et dégénératives. Malgré les garanties constitutionnelles d'égalité et de justice, l'État et la société les aliénent, leur refusent la visibilité et se dégagent de leurs responsabilités de protection de leurs droits de citoyenneté. Néanmoins, depuis des siècles, les mères célibataires, malgré toutes les difficultés, défient les normes patriarcales et élèvent leurs enfants seules, avec peu de soutien de la part de leurs familles, de la société ou de l'État. Au contraire, elles remettent en question le modèle dominant et hégémonique de 'homme breadwinner et pourvoyeur'. Ce travail examine cette notion active et autonomisée de la maternité, ou maternage féministe et émancipateur, tout en se concentrant sur la manière dont les mères isolées redéfinissent et remodelent les normes socio-culturelles pour ouvrir la voie à la transformation sociale par leur activisme maternel. Avec l'augmentation du nombre de ménages dirigés par des femmes, ce travail recommande la nécessité d'une approche alternative pour perturber les thèmes dominants de victimisation, de pauvreté, de détresse et de négligence en déployant l'axe de l'intersectionnalité. Il suggère que l'État doit élaborer un cadre d'autonomisation complet pour reconnaître spécifiquement les droits des mères célibataires en tant que citoyennes et prendre des mesures pour promouvoir leurs droits de citoyenneté.
Shalu Nigam (jeu,) a étudié cette question.