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Dans les domaines larges et chevauchants des recherches récentes dérivant, d'une part, du champ des études de la mode, et d'autre part, se concentrant sur la politique de l'habillement dans les relations entre l'Occident et le monde musulman, Shirin Aliabadi est une artiste dont le travail a le potentiel d'offrir des éclairages significatifs. Cet article fournit un aperçu général de son œuvre en se concentrant sur la manière dont elle utilise la mode, les vêtements et les préoccupations associées pour explorer le contexte socio-politique auquel sont confrontées les artistes musulmanes basées dans la région MENA cherchant à atteindre un public international. L'article caractérise ce contexte comme étant constitué par des patriarcats interconnectés : un local qui contraint l'activité des artistes par la censure et les lois et normes associées ; et celui de l'Occident globaliste qui impose un cadre discursif à travers lequel les œuvres des artistes musulmanes basées dans la région MENA sont stéréotypées pour correspondre à certaines hypothèses orientalistes. Comme un certain nombre d'artistes musulmanes basées dans la région MENA de premier plan, le travail d'Aliabadi est caractérisé par une approche déconstructive sophistiquée qui peut être vue comme contestant ces deux cadres contraignants dans l'effort de dégager un espace discursif. Les idées d'Adorno et de Rancière concernant la relation entre l'esthétique et le politique sont mobilisées pour rendre compte des formes que prend cette contestation.
Alrashaidi et al. (Sat,) ont étudié cette question.