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L'intoxication au monoxyde de carbone reste une cause majeure d'intoxication accidentelle dans le monde (tanto à domicile qu'au travail), et elle est également une cause d'intoxication suicidaire. Une telle intoxication peut survenir suite à une exposition prolongée à de faibles niveaux de CO ou suite à une brève exposition à des concentrations élevées du gaz. En effet, malgré les limites d'exposition, les normes de sécurité élevées et la disponibilité de détecteurs de CO, près de 50 000 personnes aux États-Unis se rendent chaque année aux urgences en raison d'une intoxication. De plus, l'intoxication au CO aux États-Unis entraîne jusqu'à 500 décès chaque année. Malgré la nature répandue de cette forme d'intoxication, connue depuis des siècles et dont les mécanismes de dommage sont reconnus (ou plutôt hypothétisés) depuis les années 1800, la reconnaissance précoce, en particulier des complications tardives, et le traitement restent un défi médical. Un processus diagnostique thérapeutique bien conçu est nécessaire pour que l'indication d'un traitement hyperbare ou normobare soit correctement faite et pour que les patients soient suivis même après une exposition aiguë afin de diagnostiquer précocement les complications tardives. De plus, il est nécessaire de considérer que dans le cadre de la médecine d'urgence, l'intoxication au CO peut faire partie d'un diagnostic différentiel avec d'autres conditions plus fréquentes, rendant sa reconnaissance difficile. Les trente dernières années ont été marquées par une augmentation significative des connaissances concernant la toxicité du CO, ainsi que son fonctionnement et son importance à des concentrations physiologiques dans les systèmes mammifères. Cette revue, tenant compte des progrès significatifs réalisés ces dernières années, vise à reconsidérer la pathogénicité du CO, qui n'est pas trivialement simplement toxique pour les tissus. Une révision du paradigme, notamment en ce qui concerne le traitement et les séquelles, semble nécessaire, et de nouvelles études devraient se concentrer sur ce nouveau point de vue.
Savioli et al. (Mar,) ont étudié cette question.
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