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Introduction Avoir un petit-enfant qui a survécu au cancer infantile peut affecter la santé mentale des grands-parents. Nous avons visé à A) décrire la détresse psychologique des grands-parents d'enfants survivants d'un cancer (ESC) et à comparer leur détresse à celle de la population générale suisse, et B) explorer les associations entre la détresse psychologique des grands-parents et les caractéristiques liées à la personne, à l'enfant et au cancer. Méthodes Il s'agit d'une étude transversale menée en Suisse. Les grands-parents ont été identifiés dans les familles d'ESC éligibles (diagnostic de cancer avant 18 ans ; 3-10 ans après le diagnostic). Un sous-échantillon d'un échantillon représentatif de la population générale suisse a été utilisé pour la comparaison, similaire en âge, sexe et région linguistique. Le Brief Symptom Inventory-18 (BSI-18) a été administré pour évaluer la détresse psychologique sur trois domaines : somatisation, dépression, anxiété ; et un Indice de Sévérité Global GSI. Nous avons effectué des tests du chi carré et des tests t pour comparer les grands-parents et les comparaisons, ainsi que des régressions univariées, multivariées et multilevel pour analyser les associations. Résultats Au total, 122 grands-parents (60,7 % de femmes, âge moyen = 72,8 ; SD = 6,8) et 354 comparaisons ont participé (55,4 % de femmes ; âge moyen = 65,7 ; SD = 5,5). Les grands-parents ont signalé des niveaux de détresse moyens et leurs scores ne différaient pas significativement de l'échantillon de comparaison (tous p > 0,05). Les grands-parents ayant une perception de santé moins bonne décrivaient plus de détresse psychologique (somatisation : β = 6,86, p < 0,001 ; dépression : β = 4,17, p < 0,001 ; anxiété : β = 5,87, p < 0,001 ; GSI : β = 6,30, p < 0,001), tandis que les grands-parents célibataires éprouvaient plus de dépression que ceux en couple (β = -6,21, p = 0,013). Discussion Nos résultats sont encourageants, montrant une santé psychologique adéquate chez les grands-parents d'ESC. Cependant, les grands-parents qui perçoivent leur santé comme moins bonne rencontrent des niveaux de détresse plus élevés et pourraient bénéficier d'un accès à des groupes de soutien et à du matériel d'information adapté.
Priboi et al. (Mercredi,) ont étudié cette question.