Key points are not available for this paper at this time.
Résumé Comprendre comment les langues changent est important non seulement pour la reconstruction des protolangues et pour estimer les dates de diversification (c’est-à-dire les dates où les langues se séparent), mais aussi pour l’inférence d’arbres évolutifs (ou réseaux phylogénétiques) des familles de langues. Nous proposons un modèle paramétrique de changement linguistique qui aborde le polymorphisme lexical (deux mots ou plus pour une signification de base donnée) basé sur ce qui est connu sur la façon dont les langues changent. Selon notre modèle, les changements d’état dans les caractères lexicaux se produisent uniquement en raison du changement sémantique ou du prêt, ce qui conduit à des périodes (potentiellement brèves) durant lesquelles le polymorphisme est présent. Dans une large gamme de conditions de modèle, nous constatons qu'une simple et naturelle modification du critère de parcimonie maximale (MP) (qui cherche l’arbre avec le plus petit nombre de changements) pour lui permettre de traiter des caractères polymorphiques offre la meilleure précision, améliorant considérablement des méthodes bayésiennes bien connues basées sur les apparitions et disparitions de mots. Nous fournissons également une nouvelle analyse de l’indo-européen qui prend en compte le polymorphisme, soutenant un arbre précédent (Nakhleh et al., 2006) ainsi qu’un nouvel arbre qui diffère de l’arbre précédent dans la relation entre l'italo-celtique et le toucharien.
Canby et al. (Tue,) studied this question.