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Le syndrome de vasoconstriction cérébrale réversible (SVCR) est caractérisé par la présence de vasoconstriction segmentaire, multifocale et réversible des artères intracrâniennes, la présentation clinique étant des céphalées en éclair récurrentes. Chez les patients atteints de SVCR, les études angiographiques peuvent initialement sembler normales, posant un défi de diagnostic différentiel avec des conditions cliniquement similaires. Notre objectif était d'analyser les caractéristiques cliniques des patients suspectés de SVCR, avec et sans preuve de vasospasme dans les études angiographiques initiales, et d'identifier les différences cliniques entre les deux groupes. Nous avons inclus des patients hospitalisés avec suspicion de SVCR. Les patients ont été divisés en un groupe (1) avec preuve de vasospasme cérébral et un autre groupe (2) sans preuve de vasospasme. Nous avons analysé et comparé les résultats démographiques, cliniques et post-hospitalisation à travers une analyse rétrospective des dossiers médicaux et un suivi ultérieur en personne et/ou par téléphone. Le test exact de Fisher a été utilisé pour les variables catégorielles, et le test de Wilcoxon pour les variables continues. Les différences étaient considérées comme statistiquement significatives avec une valeur p de 0,05. Nous avons inclus 102 patients. 56 patients ont complété le suivi après leur hospitalisation. Un déclencheur pour les épisodes a été identifié chez 40 patients, l'activité sexuelle étant la plus courante. Nous avons trouvé une association significative (p=0,042) entre le sexe féminin et la présence de vasospasme angiographique. Dans le sous-groupe de patients avec un déclencheur identifié autre que l'acte sexuel ou l'orgasme, nous avons trouvé une association significative (p=0,031) avec la présence de vasospasme. Nous avons également trouvé une association significative (p=0,043) avec la présence de céphalées post-hospitalisation dans le groupe sans preuve de vasospasme. Dans cette étude, le sexe féminin et un historique de déclencheur non lié à l'activité sexuelle étaient associés à un risque accru de vasoconstriction dans les études angiographiques. L'absence de vasospasme dans des études non-invasives lors de l'évaluation initiale des patients avec des céphalées en éclair récurrentes nécessiterait, en plus de répéter les études ou de réaliser une angiographie digitale, un suivi étroit visant à identifier une céphalée primaire. Divulgation : Mme Perez Arana n’a rien à divulguer. Dr Portuondo n’a rien à divulguer. M. Garat n’a rien à divulguer. Dr Pujol Lereis n’a rien à divulguer.
Arana et al. (Mar,) ont étudié cette question.