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Résumé De nombreux passages des Quatre Quatuors de T. S. Eliot (1943) sont souvent décrits comme ‘prosaïques’ et parfois même directement classés comme ‘prose’. En explorant ce que l'on pourrait appeler la mimesis du style prosaïque chez Eliot, je considère ce que cela pourrait signifier pour la relation du poème avec d'autres formes d'écriture discursive, principalement le type de discours spécialisé dont la poésie, au moment où les Quatre Quatuors ont été publiés dans leur intégralité, était le plus souvent en contact : la critique littéraire. Alors que les approches précédentes ont considéré la discursivité du poème comme une forme d'exposition, ou autrement comme exprimant une relation nouvellement sceptique à la poésie, je suggère que ces passages dit ‘antipoétiques’ sont en réalité anticritiques, dans la mesure où ils servent à qualifier radicalement les prétentions de l'interprétation académique, tout en offrant en retour un rôle plus important à un mode de lecture plus ancien, déplacé par l'institutionnalisation de la critique littéraire : le jugement. De cette manière, les Quatre Quatuors exigent que nous suspendions temporairement notre allégeance moderne à l'interprétation comme moyen de participer au sensus communis christianisé que le poème projette pour nous. En concluant, je me demande si c'est une pratique de lecture à laquelle nous pouvons finalement adhérer, c'est-à-dire si le mysticisme du poème est compatible avec l'étude littéraire professionnalisée.
William Burns (Mer,) a étudié cette question.