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Il existe des preuves croissantes d'une suburbanisation de la pauvreté dans le contexte d'une gentrification accélérée, en particulier dans les systèmes de logement libéraux. Dans quelle mesure des processus similaires se produisent-ils dans des systèmes de logement hautement réglementés qui subissent une gentrification ? Pour examiner cela, nous utilisons un ensemble de données inédit couvrant les 997 497 relocalisations résidentielles différenciées par revenu des ménages et type de ménage sur la période de 2011 à 2018 pour le cas de Vienne, en Autriche. En nous appuyant sur la cartographie SIG et des statistiques descriptives, nous trouvons des preuves limitées d'une relocation systématique des ménages à faible revenu des zones centrales en gentrification ou même vers les banlieues, mais des taux de mobilité significativement plus élevés parmi ce groupe. Nous soutenons, sur la base d'une analyse des politiques et de statistiques multivariées, que cela résulte du système de logement segmenté par statut d'occupation de Vienne. Alors que le secteur locatif privé en gentrification dans le cœur urbain est caractérisé par de hauts niveaux de précarité, poussant régulièrement les résidents à faible revenu à changer de logement, les barrières à l'entrée dans d'autres segments du marché "coinceraient" beaucoup d'entre eux dans ce secteur dans des conditions précaires. Nos résultats soulèvent des questions plus larges sur le contexte du débat autour de la gentrification et de la pauvreté suburbanisée et appellent à une plus grande attention sur les impacts néfastes de la gentrification sur le logement et les trajectoires de vie des résidents à faible revenu sans déplacement spatial prononcé.
Banabak et al. (Mercredi) ont étudié cette question.