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La reconnaissance de l'identité faciale (RIF) est sans doute la forme ultime de reconnaissance pour le cerveau humain adulte. Même si le terme prosopagnosie est réservé aux cas de lésions cérébrales exceptionnellement rares avec une perte abrupte spécifique à la catégorie de la RIF à l'âge adulte, des déficits ou des difficultés subjectives et objectives de la RIF sont courants dans la population neuropsychologique. Dans cet article, nous fournissons un aperçu critique de l'évaluation de la RIF tant pour les cliniciens que pour les chercheurs en neuropsychologie. Les déficits de la RIF surviennent suite à de nombreuses causes qui doivent être identifiées objectivement par des examens à la fois généraux et spécifiques, comportementaux et neuronaux. Nous réfutons la dissociation couramment utilisée entre les déficits/pertes perceptuels et les tests de mémoire pour la RIF, car même une tâche impliquant la discrimination d'images de visages inconnus présentées côte à côte repose sur des souvenirs corticaux de visages dans le cortex occipito-temporal ventral droit. Une autre confusion fréquemment rencontrée est entre les déficits spécifiques de la fonction RIF et un déficit plus général de la mémoire sémantique (des personnes), ce dernier étant le plus souvent rencontré suite à des lésions du lobe temporal antérieur. De nombreux tests informatisés visant à évaluer la RIF sont apparus au cours des deux dernières décennies, comme nous le passons en revue ici. Cependant, malgré des forces indéniables, ils souffrent souvent de limitations écologiques, de difficultés d'instruction, ainsi que d'un manque de considération pour la vitesse de traitement et les informations qualitatives. En tenant compte de ces problèmes, un test comportemental récemment développé utilisant des images naturelles manipulant la familiarité des visages, l'inversion des stimuli, et les temps de réponse corrects comme une variable clé semble prometteur. La mesure de l'activité électroencéphalographique (EEG) dans le domaine de fréquence à partir de la stimulation visuelle périodique rapide apparaît également comme un outil particulièrement prometteur pour compléter et améliorer l'évaluation neuropsychologique de la RIF.
Volfart et al. (Sat,) ont étudié cette question.