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Résumé Objectif : Les léiomyosarcomes (LMS) sont des tumeurs cliniquement et moléculairement hétérogènes. Malgré des études génomiques récentes à grande échelle, la stratification du risque actuelle pour les LMS n'est pas informée par des altérations moléculaires. Nous proposons un modèle de stratification du risque génomique cliniquement applicable. Conception expérimentale : Nous avons réalisé un profilage génomique complet dans une cohorte de 195 LMS des tissus mous (STLMS), 151 primaires à la présentation, et un groupe de contrôle de 238 LMS utérins (ULMS), 177 primaires à la présentation, avec un suivi d'au moins 1 an. Résultats : Dans les STLMS, le grade de la Fédération française des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC) mais pas la taille de la tumeur prédisait la survie sans progression (PFS) ou la survie spécifique à la maladie (DSS). En revanche, dans les ULMS, la taille de la tumeur, le taux mitotique et la nécrose étaient associés à une PFS et une DSS inférieures. Dans les STLMS, une stratification du risque génomique en 3 niveaux a bien fonctionné pour la DSS : risque élevé : co-occurrence de mutation RB1 et délétion chr12q (del12q)/mutation ATRX ; risque intermédiaire : présence de mutation RB1, mutation ATRX ou del12q ; risque faible : absence de ces trois altérations. La capacité des altérations RB1 et ATRX à stratifier les STLMS a été validée dans une cohorte externe AACR GENIE. Dans les ULMS, une stratification du risque génomique en 3 niveaux était significative pour la PFS et la DSS : risque élevé : mutation TP53 concomitante et amplification chr20q/mutations ATRX ; risque intermédiaire : présence de mutation TP53, mutation ATRX ou amp20q ; risque faible : absence de ces trois altérations. Le séquençage longitudinal a montré que la plupart des altérations moléculaires étaient des événements clonaux précoces qui persistaient durant la progression de la maladie. Conclusions : Comparé aux modèles clinico-pathologiques traditionnels, la stratification du risque génomique démontre une meilleure prédiction du résultat clinique dans les STLMS et est comparable dans les ULMS.
Dermawan et al. (Vendredi) ont étudié cette question.
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