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Chaque activité minière a une empreinte sur le territoire. Les signes laissés par les opérations minières sont physiques, tels que des tunnels, des installations de déchets extractifs, des usines de traitement, mais aussi économiques et sociaux, car la mine génère des emplois, des revenus et des connaissances. Les signes laissés par les opérations minières sont tangibles (présence de tunnels, d'installations de déchets extractifs, d'usines de traitement, etc.) et entraînent des impacts environnementaux, sociaux et économiques, en termes d'emploi, de revenus, de connaissances, de risques potentiels (si mal gérés et surveillés). Dans le contexte extraordinaire de la vallée de Germanasca, l'exploitation minière a coexisté pendant des centaines d'années avec l'environnement montagnard des Alpes et avec la population locale, devenant ainsi une partie fondamentale, intimement liée au territoire et au tissu économique et social local. La migration progressive de l'activité minière vers des altitudes plus basses a laissé derrière elle d'anciennes structures minières qui, ici plus qu'ailleurs, ont pu s'adapter, du moins en partie, au bénéfice de nouvelles formes de tourisme industriel et géo-touristique. De même, l'avance technologique et l'évolution de la production minière, vers un produit de qualité supérieure, avec une réduction consécutive des quantités exploitées, ont conduit au fil du temps à une réduction progressive du nombre de mineurs employés. Cependant, la résilience de la population locale a permis d'absorber la contraction du travail dans la mine en transformant d'anciens mineurs en guides touristiques et en augmentant les activités induites, passant du modèle précédent « en interne » à un modèle d'externalisation, où de nombreuses activités liées à la mine sont externalisées. La transformation des anciennes mines en musées a certainement contribué au développement de la région, en particulier en considérant un tourisme de redécouverte qui n'a pas grand-chose à voir avec le tourisme « rapide et jetable » qui a récemment pris de l'ampleur. Le défi consiste à comprendre quel poids le géo-tourisme, dans le cas spécifique de l'exploitation minière, a sur l'attractivité d'un lieu, en commençant par l'exemple concret de la vallée de Germanasca. La zone étudiée peut être reconnue comme une étude de cas pour analyser le lien étroit entre l'activité minière encore active et le développement territorial, associé à la fois à la production minérale et au géo-tourisme. MOTS CLÉS : exploitation minière durable, post-minage, tourisme industriel, géo-tourisme, tourisme minier, talc.
Casale et al. (Fri,) ont étudié cette question.