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Résumé Les bilingues éprouvent une émotion diminuée lorsqu'ils utilisent leur langue étrangère par rapport à leur langue maternelle. L'émotion diminuée a été montrée comme conduisant à des évaluations morales plus clémentes dans une langue étrangère. Ici, nous montrons que les locuteurs non natifs de l'anglais sont moins sensibles aux circonstances émotionnelles atténuantes d'un crime que les locuteurs natifs, probablement en raison de l'expérience émotionnelle diminuée. Cela peut amener les locuteurs non natifs à fournir des évaluations plus sévères, plutôt que plus clémentes. Les locuteurs natifs et non natifs de l'anglais ont recommandé des durées de peine pour des crimes commis en raison de circonstances émotionnelles atténuantes (par exemple, fraude pour payer le traitement médical d'un conjoint) ou pour des raisons égoïstes (par exemple, acheter des biens de luxe). Les locuteurs natifs de l'anglais ont fait plus de distinction entre les deux types de scénarios que les locuteurs non natifs. L'étude fournit donc des preuves préliminaires que le traitement de l'information dans une langue étrangère peut influencer les décisions, et que la direction de l'effet dépend du rôle de l'émotion dans le contexte.
Rühle et al. (Jeu,) ont étudié cette question.