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Résumé Les régimes autoritaires sont connus pour réprimer l'activité politique de leurs diasporas à l'échelle transnationale en menaçant de sanctions sévères. Mais est-ce leur seul mode de répression transnationale ? Cet article s'appuie sur les travaux concernant le contrôle social pour explorer si les migrants importent des formes intériorisées de répression politique de leur pays d'origine autoritaire vers leur pays démocratique d'installation — et si oui, comment cela façonne leur activité politique transnationale. Des entretiens approfondis de vie avec 29 immigrés syriens citoyens américains ou résidents permanents, vivant à Los Angeles, Californie, et à Louisville, Kentucky, révèlent que pour de nombreux Syriens basés aux États-Unis, des émotions démobilisatrices, des cadres interprétatifs et des habitudes appris en Syrie ont déprimé leur activité politique transnationale pendant le Printemps arabe. Quatre mécanismes intériorisés de répression politique transnationale sont conceptualisés : l'impuissance apprise, la peur chronique de la politique et de l'État, le traumatisme politique, et l'aversion disciplinée à l'expression politique. En utilisant des comparaisons entre activistes, activistes démobilisés et non-activistes, cet article démontre les liens entre expériences spécifiques de socialisation politique, répression politique intériorisée, et (in)activité politique transnationale. Cet article contribue à la littérature croissante sur les contraintes et barrières à la mobilisation transnationale, ainsi qu'au débat sur le rôle de l'expérience politique pré-migration dans la participation politique des immigrés.
Nadia Almasalkhi (Ven,) a étudié cette question.
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