Key points are not available for this paper at this time.
Résumé : Cet article examine comment le validisme renforce des idéaux racialement différenciés de la différence sexuelle, en se concentrant sur les règlements des sports d'élite qui conditionnent l'éligibilité à la compétition féminine aux niveaux de testostérone des athlètes intersexes. Ces règlements disqualifient les athlètes cisgenres, en grande majorité des coureuses africaines comme Caster Semenya, en considérant leur athlétisme comme un symptôme de maladie. Ce faisant, cette pratique de tests de sexe réinscrit des cadres antinoirs et coloniaux de dimorphisme sexuel à travers le vecteur de la capacité. L'analyse des déclarations d'athlètes et d'organismes de réglementation sportive démontre comment le sexe opère comme une mesure racialement différenciée de la capacité dans ces règlements. Le validisme façonne l'antinoirisme de ces règlements de multiples manières : en délimitant les frontières racialement différenciées entre une capacité exceptionnelle et excessive, en pathologisant les variations intersexes comme maladie, et en contraignant les athlètes à des traitements qui normalisent et désactivent. En réunissant le concept de « désexualisation » de Hortense Spillers avec l'analyse du handicap, l'article développe le concept de désexualisation validiste pour caractériser comment de tels recours au handicap définissent les limites antinoires de la féminité. En conséquence, ce refus de reconnaissance de genre devient un site clé où la noirceur et le handicap se rencontrent. L'article conclut en abordant comment la résistance à ces règlements perturbe les contours existants des imaginaires anti-validistes.
Sarah L. Orsak (ven.) a étudié cette question.