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Cet article examine le roman dystopique de Dave Eggers, Le Cercle, publié en 2013, qui explore de manière critique la surveillance numérique, ainsi que les écrits théoriques sociaux de Georg Simmel sur le secret, la distance sociale et la proximité, et l'intersection des cercles sociaux. L'article montre comment la théorie sociale de Simmel éclaire des aspects importants du secret et de la surveillance dans Le Cercle, y compris le rôle constitutif du secret dans l'individualité et les relations sociales, et permet de reformuler l'effet d'étrangement de certaines dystopies en termes de l'étrangeté sémillienne, qui repose sur l'unité paradoxale de la proximité et de la distance dans les relations sociopositionnelles. Inversement, Le Cercle, à certains égards, dépasse la théorie sociale de Simmel en utilisant des dispositifs littéraires pour explorer de manière critique la subjectivité sociale et en mettant en lumière des éléments de la vie au 21ème siècle qui remettent en question ou compliquent les revendications sociologiques de Simmel. Sont particulièrement notables à cet égard les aperçus de Le Cercle sur les intimités affectives entre les gens et leurs technologies personnelles qui façonnent nos pratiques sociales numériques. En mettant en dialogue productif la théorie sociale de Simmel et Le Cercle, cet article jette les bases d'une approche de l'analyse dystopique qui apprécie plus pleinement l'importance sociologique du genre – y compris comment au moins certaines dystopies s'engagent implicitement dans la théorisation sociale – que les approches littéraires formalistes dominantes dans l'étude de la fiction spéculative.
Daniel Davison‐Vecchione (Mercredi) a étudié cette question.