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Le désert d'Atacama, malgré ses conditions extrêmement hostiles, abrite encore des traces de vie dans sa surface poussiéreuse. Jusqu'à présent, il reste à déterminer si les molécules organiques trouvées dans les sols superficiels proviennent de processus biotiques in-situ dans le cœur hyper-aride, ou si et dans quelle mesure elles proviennent de l'extérieur du désert et de ses régions frontalières. Afin de tracer l'apport de matière organique atmosphérique, nous avons analysé la concentration d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) qui dérivent presque exclusivement des processus de combustion et avons comparé cela aux concentrations de carbone organique total (COT). Nous avons prélevé des échantillons de sol superficiel (0-15 cm de profondeur) dans un transect côtier (Paposo) et un transect d'aridité inland (Aroma) et les avons comparés à la poussière atmosphérique collectée pendant deux mois dans le cœur hyper-aride du désert (Yungay). Nous avons trouvé des COT et des HAP dans tous les échantillons de sol et de poussière du désert. La somme de 18 HAP analysés variait de 0,001 à 0,31 ng g−1 dans le transect Paposo et de 0,31 à 0,62 ng g−1 dans le transect Aroma, avec une corrélation modérée (R2 = 0,68, p < 0,05) entre COT et HAP. La concentration de HAP mesurée dans la poussière était jusqu'à 5000 fois plus élevée et variait entre 0,45 et 5,31 ng g−1. Les HAP contribuaient jusqu'à 0,25 % au COT dans la poussière et à 0,1 % au COT dans les sols. Cela indique que toute la matière organique trouvée dans les déserts n'est pas un indice de vie défiant des conditions extrêmes, car elle peut également provenir de sources extérieures ou aux frontières du désert. Nous recommandons donc de vérifier l'origine de la matière organique trouvée dans les régions à la limite de la sécheresse et mettons en avant la présence générale de polluants atmosphériques sur terre.
Mörchen et al. (Mon,) ont étudié cette question.