Key points are not available for this paper at this time.
Résumé Contexte Les brûlures mineures pourraient être associées à un hypermétabolisme modéré. Dans cette étude, le critère principal était la dépense énergétique mesurée (mEE) déterminée par calorimétrie indirecte chez des patients présentant des brûlures mineures. Nous avons également comparé la mEE avec des valeurs prédictives et des apports énergétiques réels. Méthodes Des adultes avec des brûlures mineures traités exclusivement en consultation externe ont été inclus. Au cours de la semaine suivant la blessure, un diététiste a réalisé une calorimétrie indirecte (Q‐NRG en mode canopée), a calculé la dépense énergétique estimée (eEE) basée sur les formules de Harris‐Benedict (HB) et de Henry, et a évalué les apports énergétiques quotidiens à l'aide d'une anamnèse alimentaire. Résultats Quarante-neuf patients (59,2 % d'hommes ; âge médian : 35, intervalle interquartile : 29–46,5 ans ; indice de masse corporelle IMC : 26,2 22,3–29,6 kg/m² ; surface corporelle brûlée BSA : 1,5 % 1 %–2 %) ont été inclus 4 (2–6) jours après la blessure. La mEE était de 1863 (1568–2199) kcal ou 25 (22,4–28,5) kcal/kg et 1838 (1686–2026) kcal ou 26,1 (23,7–27,7) kcal/kg chez les patients qui jeûnaient respectivement depuis >10 h ou non ( P = 0,991 ou P = 0,805). La mEE totale était de 104 % (95 %–116 %) et 108 % (99 %–122 %) de l'eEE totale selon les formules de HB et Henry, respectivement, avec thermogenèse induite par l'alimentation et niveau d'activité physique. Un hypermétabolisme (c'est-à-dire une consommation d'oxygène au repos ≥3,5 ml/kg/min) a été observé chez 21/49 (42,9 %) des patients. Les apports énergétiques correspondaient à 71 % (60 %–86 %) de la mEE totale. Conclusion La réalisation d'une calorimétrie indirecte chez des adultes avec des brûlures mineures a révélé que ≥40 % des adultes testés présentaient un hypermétabolisme et que leur mEE n'était pas couverte par leurs apports énergétiques.
Rousseau et al. (Fri,) ont étudié cette question.