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L'article est consacré à la problématique de la transformation de la mémoire historique dans le contexte de la numérisation. L'objectif de l'article est de réaliser une analyse critique de la « culture d'annulation » comme l'un des outils de formation et de transmission de l'identité historique dans l'espace numérique et au-delà. Le nouvel espace médiatique, d'où est originaire le phénomène de la culture d'annulation, est choisi comme champ de recherche. L'objectif de l'article est donc de rapprocher les sujets conceptuels des études sur la mémoire et de la théorie des médias. Les nouveaux médias diffèrent considérablement des médias traditionnels, et ces différences déterminent le changement des règles discursives et impliquent par conséquent une réorganisation de l'espace discursif. La structure verticale paternaliste du discours cède la place à une structure rhizomatique horizontale, tandis que l'opposition rigide auteur-lecteur s'effondre. Le changement des règles discursives entraîne un changement des pratiques discursives. Ces changements affectent non seulement l'espace discursif mais aussi l'espace social, y compris l'espace de la mémoire historique. La numérisation du passé entraîne de nouvelles formes d'existence de la mémoire. En même temps, certaines fonctions traditionnelles, telles que la formation de l'identité, sont préservées. Les nouveaux médias deviennent une plateforme pour la formation de l'identité, offrant des possibilités de construction et de réassemblage constant des identités. L'article considère la « culture d'annulation » comme un marqueur de ce réassemblage. Elle est vue à la fois comme un mode de manifestation et comme une source d'identité. L'analyse critique met en évidence à la fois les caractéristiques négatives et positives du phénomène, expliquant sa paradoxalité et sa régularité dans la nouvelle réalité.
Аникин et al. (Mer,) ont étudié cette question.