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Résumé Introduction La mortalité maternelle dans les pays de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) est la plus élevée par rapport à d'autres régions du monde. La majorité des sources de soins de santé dans l'UEMOA sont privées et impliquent largement des dépenses de poche, ce qui peut empêcher l'accès aux soins de santé. La mortalité maternelle est un indicateur important du niveau d'attention accordé aux mères avant, pendant et après l'accouchement et, par conséquent, de la cohérence globale du système et de sa capacité d'anticipation. Par conséquent, l'objectif de cette étude est d'analyser les effets des dépenses de santé publique sur la mortalité maternelle dans l'UEMOA. Méthodes L'étude a utilisé des données de panel des Indicateurs de Développement de la Banque Mondiale (WDI) de 1996 à 2018 couvrant 7 pays de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine. La méthode des moindres carrés à deux étapes (2SLS) sur la fonction de demande de santé a été utilisée pour tester l'effet des dépenses de santé publique sur la mortalité maternelle. Résultats Les dépenses de soins de santé publique ont montré une association négative significative avec la mortalité maternelle. Cependant, les dépenses de santé privées étaient positivement associées à la mortalité maternelle. Conclusion Les dépenses de soins de santé publique restent un élément crucial pour réduire la mortalité maternelle. Dans cette région, les autorités doivent augmenter les dépenses de santé publique pour construire davantage de centres de santé et améliorer l'équipement des infrastructures existantes. De plus, il est important de réduire les barrières financières pour les femmes enceintes. À cette fin, l'opérationnalisation de l'assurance maladie universelle pourrait aider à réduire ces barrières financières en diminuant les paiements directs des ménages.
Boundioa et al. (Fri,) ont étudié cette question.