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Un facteur important qui entrave l'apprentissage des mathématiques chez les enfants est l'anxiété mathématique (AM). Néanmoins, les mécanismes par lesquels l'AM affecte la performance restent débattus. La présente étude a examiné la relation entre l'AM, les capacités de traitement des nombres de base (c'est-à-dire le traitement de la cardinalité et de l'ordinalité) et les fonctions exécutives chez des enfants d'école primaire inscrits en grades 4 à 7 (N = 127). Les enfants ont été divisés en un groupe à forte anxiété mathématique (N = 29) et un groupe à faible anxiété mathématique (N = 31) basé sur le premier quartile le plus bas et le quartile le plus élevé. À l'aide d'une série d'analyses de variance, nous constatons que les étudiants fortement anxieux en mathématiques ne performent pas moins bien sur les tâches de traitement de la cardinalité (c'est-à-dire la comparaison de chiffres et le sens numérique non symbolique), mais qu'ils performent moins bien sur les tâches de traitement de l'ordinalité numérique et non numérique. Nous démontrons que les enfants présentant une forte AM affichent une performance moindre sur un aspect spécifique des fonctions exécutives : la capacité de changement. Nos modèles indiquent que la capacité de changement est liée à la performance sur les tâches de traitement de l'ordinalité numérique et non numérique. Un facteur central semble être l'implication des processus exécutifs lors des jugements d'ordinalité, et les fonctions exécutives peuvent constituer la force motrice derrière ces retards dans la compétence numérique des enfants anxieux en mathématiques.
Skagerlund et al. (Thu,) ont étudié cette question.