Résumé : Cet article analyse l’approche théorique de Frantz Fanon sur le normal et le pathologique à travers le philosophe français des sciences, Georges Canguilhem. En plaçant Fanon en dialogue avec Canguilhem, je soutiens que, pour Fanon, le racisme est pathologique car il établit une norme qui contraint continuellement l’ouverture vers l’avenir. En m’appuyant sur des débats historiques et contemporains sur le fascisme, le vitalisme, la nécropolitique et la biopolitique, je montre comment Fanon interagit avec la théorie du normal et du pathologique de Canguilhem pour réviser son analyse du fascisme et générer une politique vitale, antifasciste et anticoloniale à travers une armée de volontaires—la Légion Africaine.
Jacob Kripp (2025) a étudié cette question.