Cet article examine le rôle des rapports d'empreinte carbone dans la promotion de la transformation écologique au sein du secteur culturel européen, situant la discussion dans les cadres du néo-institutionnalisme sociologique et des études sur les institutions culturelles. L'étude enquête sur la manière dont les organisations culturelles peuvent poursuivre la neutralité climatique tout en naviguant à travers des défis systémiques et opérationnels. Le projet pilote sur l'empreinte carbone de la Fondation culturelle fédérale allemande sert d'étude de cas principale, explorant le potentiel de tels rapports en tant qu'instruments pour les stratégies de durabilité. Les résultats indiquent que les réductions d'émission directes sont souvent limitées par les contraintes systémiques des organisations artistiques, avec des points de levier critiques situés aux niveaux national et international. L'article identifie des tendances émergentes d'isomorphisme institutionnel, où les rapports d'empreinte carbone risquent de devenir des mandats coercitifs plutôt que des pratiques de durabilité volontaires. En fin de compte, bien que les rapports d'empreinte carbone soient essentiels pour initier des efforts de durabilité, la réalisation d'une véritable transformation écologique nécessite un engagement systémique et politique plus large au-delà des méthodologies standardisées. Cet article offre des aperçus sur les complexités impliquées dans l'alignement des missions des organisations artistiques avec les objectifs écologiques, plaidant pour des approches nuancées qui reconnaissent le rôle culturel et social distinct du secteur.
Julia Glesner (Wed,) a étudié cette question.
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