La tradition de procéder à un contrat de mariage devant les corps des parents décédés demeure préservée dans le village d'Aji Jaya KNPI, district de Gedung Aji, régence de Tulang Bawang. Enracinée dans des motifs symboliques et spirituels—tels que le fait de répondre aux dernières volontés des défunts et de préserver l'honneur familial—cette pratique continue d'être observée comme une norme coutumière. Cette étude vise à examiner la validité de la pratique du point de vue du droit islamique, à évaluer son statut à travers le concept de ʿurf ṣaḥīḥ, à analyser l'abstinence de 40 jours après le mariage en tant qu'interdiction coutumière locale, et à construire des arguments normatifs dans les cadres du droit familial islamique et du droit positif indonésien. En utilisant une méthodologie qualitative descriptive, les données ont été collectées par le biais d'entretiens, d'observations et d'analyses de documents. Les résultats révèlent que la pratique est légalement valide selon le droit islamique si les piliers et conditions essentiels du mariage sont remplis, et peut être classée comme ʿurf ṣaḥīḥ lorsqu'elle ne contredit pas les principes de la charia. Cependant, selon le droit de l'État indonésien, le mariage n'a aucune validité légale à moins qu'il ne soit enregistré auprès du Bureau des affaires religieuses (KUA). En conclusion, cette tradition reflète une forme de syncrétisme légal et culturel entre les coutumes locales, la jurisprudence islamique et les normes juridiques formelles—nécessitant une gestion réfléchie et une compréhension contextuelle.
Sari et al. (Wed,) ont étudié cette question.