Résumé Le microbiome buccal humain est un écosystème complexe et dynamique, jouant un rôle crucial dans le maintien de la santé bucco-dentaire et contribuant au bien-être systémique. De nombreuses bactéries et champignons sont présents dans les cavités buccales, tels que Penicillium, Rhodotorula, Saccharomycetales, Streptococcus, Veillonella, Neisseria, Actinomyces et Schizophyllum. La perturbation de l'homéostasie microbienne, ou dysbiose, sous-tend un large éventail de maladies bucco-dentaires, notamment les caries dentaires, les maladies parodontales, les infections endodontiques et les affections des muqueuses. Les avancées récentes dans la recherche sur le microbiome ont élucidé les mécanismes par lesquels les consortiums microbiens pathogènes, tels que le complexe rouge (Porphyromonas gingivalis, Tannerella. forsythia et Treponema denticola), favorisent de manière synergique la progression de la maladie par le biais de facteurs de virulence, d'interactions métaboliques et de la formation de biofilms. Les thérapies émergentes basées sur le microbiome, comprenant les probiotiques, les postbiotiques, les bactéries prédatrices et l'utilisation de bactériophages, offrent des compléments ou des alternatives prometteurs aux approches antimicrobiennes traditionnelles en restaurant l'équilibre microbien, en réduisant la charge pathogène et en modulant les réponses immunitaires de l'hôte. Par exemple, des souches probiotiques comme Streptococcus salivarius et Lactobacillus spp. ont démontré leur efficacité dans la réduction de la plaque, de l'inflammation gingivale et des bactéries pathogènes, tout en exerçant une modulation immunologique significative, tandis que les postbiotiques offrent des avantages similaires avec une sécurité et une stabilité accrues. De plus, des bactéries prédatrices telles que Bdellovibrio bacteriovorus présentent un potentiel pour l'élimination bactérienne sélective et la lutte contre les maladies parodontales causées par des anaérobies à Gram négatif. Les bactériophages offrent un autre outil de précision pour cibler les agents pathogènes buccaux en lysant les bactéries lors de leur réplication. Enfin, la transplantation de microbiote buccal vise à traiter la maladie parodontale en restaurant une communauté microbienne équilibrée dans la cavité buccale. Ces stratégies innovantes, associées à une compréhension nuancée de la dynamique des biofilms et des interactions hôte-microbe, ouvrent la voie à des interventions de santé bucco-dentaire personnalisées et écologiquement durables. La poursuite des recherches est essentielle pour transposer ces approches prometteuses en pratique clinique, optimiser les systèmes d'administration et élucider leur sécurité et leur efficacité à long terme.
Salah et al. (Sat,) ont étudié cette question.