Cet article propose la théorie de la tension climatique, un cadre thermodynamique qui réinterprète la variabilité climatique à travers le prisme de la circulation de la chaleur résiduelle et des différences de tension induites par l'énergie. Alors que les discussions contemporaines sur le changement climatique se concentrent principalement sur le forçage radiatif des gaz à effet de serre—en particulier le CO₂—la civilisation moderne libère continuellement d'énormes quantités de chaleur résiduelle par la production d'électricité, les pertes de transmission, les processus industriels et l'utilisation d'énergie par les consommateurs. Cette étude soutient que l'accumulation et la redistribution de la chaleur résiduelle anthropique génèrent une tension thermique, définie comme des gradients spatiaux inégaux en température, pression et vapeur d'eau. Ces gradients amplifient la circulation atmosphérique, renforçant les flux turbulents, les événements de précipitations et les cyclones tropicaux. L'article intègre les résultats sur les îlots de chaleur urbains, les principes thermodynamiques et les dynamiques de circulation globale pour présenter un modèle unifié dans lequel la chaleur résiduelle agit comme un moteur direct de l'instabilité climatique locale et régionale. La théorie de la tension climatique ne rejette pas les modèles de gaz à effet de serre mais les complète en introduisant la dimension mécanique des différences de pression induites par la chaleur—un aspect souvent sous-représenté dans les cadres climatiques actuels. Ce cadre suggère que la réduction de l'instabilité climatique nécessite non seulement de réduire les émissions mais aussi de restructurer le système énergétique mondial vers une production d'électricité distribuée, à faible perte et à basse température, comme les solutions basées sur les pérovskites.
Akimoto Hitoshi (jeu,) a étudié cette question.