Dans le contexte des études ethnographiques autochtones, cet article aborde la question de l'identité ethnique et de la vie socio-économique des Jetor(s), un groupe semi-nomade, riparien, forestier et endogame, jusqu'alors non reconnu, habitant les rives du Kangsabati et du Subarnarekha dans le Jungle Mahal, au Bengale occidental, en Inde. Il est évident d'après l'étude que les Jetors sont soumis aux expériences d'intouchabilité, de régression, d'humiliation, de discrimination, de manque d'éducation élémentaire, de dépossession de terres, d'enfermement dans un cycle vicieux, etc. Si ces éléments sont les marqueurs pour être un 'Dalit', les Jetors remplissent plus qu'assez les critères pour cette dénomination. L'étude soutient que, depuis l'indépendance, de nombreuses communautés ont été reclassées en Tribes Dé-notifiées, et pas moins de sept recensements ont été réalisés, mais les Jetors sont restés marginalisés. Moins 'organisés', extrêmement dépourvus et réticents à la dénomination 'Jetor/Jatord' en raison de la stigmatisation sociale, ils vivent encore une vie socialement hyphénée et font face à d'énormes problèmes d'identité.
Debdas Roy (mar,) a étudié cette question.