La socialisation juridique fait référence au processus de développement par lequel les individus forment des croyances, des valeurs et des attitudes envers la loi. Un élément clé de ce processus est la cognition juridique, qui comprend la cognition juridique concrète et la cognition juridique abstraite. Bien que des recherches antérieures relient la cognition juridique à une réduction des comportements antisociaux, son rôle dans la prise de risque maladaptive reste flou. De plus, la manière dont les deux dimensions du Besoin de Clôture Cognitive (NFC) — besoin de structure et de décisivité — modèrent ces effets n'est pas bien comprise. Dans cette étude, 396 étudiants universitaires ont complété des mesures de cognition juridique, de prise de risque maladaptive et de NFC. Les résultats ont montré que la cognition juridique concrète et abstraite prédisait négativement la prise de risque maladaptive. Le besoin de structure a renforcé ces associations négatives, tandis que la décisivité a affaibli le lien entre la cognition juridique concrète et la prise de risque, mais n'a eu aucun effet significatif sur la cognition juridique abstraite. Ces résultats suggèrent que les deux types de cognition juridique jouent des rôles de protection distincts, et que les deux dimensions de NFC façonnent différemment la manière dont les croyances juridiques influencent le comportement de prise de risque, fournissant des orientations aux enseignants et aux administrateurs scolaires pour concevoir des interventions visant à réduire la prise de risque maladaptive chez les étudiants.
Hu et al. (mercredi) ont étudié cette question.