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Cet article examine de manière critique comment le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) européen définit et applique les catégories juridiques de « sujet de données » et « responsable du traitement » dans les relations d'emploi. Selon le RGPD, les employeurs qui collectent et traitent des données personnelles sont classés comme responsables du traitement, tandis que les employés sont désignés comme sujets de données. Cependant, cet article soutient qu'une telle « traduction » des catégories, des droits et des obligations en matière de protection des données dans la régulation des dynamiques de travail nécessite un examen plus approfondi. L'accent est mis sur l'évaluation de la manière dont les droits et obligations du RGPD pour les sujets de données et les responsables du traitement saisissent fidèlement l'agence et les intérêts des rôles d'employé et d'employeur sur le lieu de travail. À travers une analyse des droits des sujets de données (RGPD, Articles 12 à 22) et des obligations sélectionnées des responsables du traitement (RGPD, Articles 24, 25 et 35), cet article identifie un effet « Perdu dans la traduction », où les hypothèses d'autonomie et d'agence du RGPD entrent en conflit avec la nature hiérarchique des relations d'emploi et avec les asymétries d'information entre les employeurs et les responsables de traitement de données (RGPD, Article 28). En fin de compte, cette analyse met en lumière la nécessité de reconsidérer et d'adapter ces catégories juridiques pour mieux refléter les caractéristiques uniques de l'emploi dans la régulation du traitement des données.
Michele Molè (Mercredi) a étudié cette question.