Résumé Cet article développe le concept d'organisation lente pour explorer comment les communautés peuvent répondre à la perte écologique irréversible dans l'Anthropocène. S'appuyant sur une recherche ethnographique avec l'artiste textile Birgitta Nordström, qui tisse des linceuls pour les enfants mort-nés, nous examinons comment des pratiques sensibles au temps, ancrées dans la matière et émotionnellement alignées peuvent faciliter le deuil collectif. Plutôt que de traiter le chagrin comme une pathologie privée ou individuelle, nous soutenons que l'organisation lente transforme le deuil en un travail collectif, génératif et pratique. En tenant compte des dimensions incarnées, relationnelles et anticipatoires de ce travail, l'article démontre comment l'organisation lente peut cultiver des formes de soin et de responsabilité qui soutiennent les communautés confrontées à des changements planétaires en cours. Cet article fait partie du numéro thématique 'La biosphère dans l'Anthropocène'.
Johnsen et al. (Jeu,) ont étudié cette question.