Résumé Durant son premier mandat, le président Donald Trump a exécuté treize prisonniers fédéraux. À la fin de sa présidence, Joe Biden a commué les peines de mort de trente-sept détenus fédéraux, les réduisant à la réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. La plupart des commentateurs se sont concentrés sur la façon dont l'action de Trump reflète son soutien à la peine de mort et celui de Biden montre son opposition. Mais la meilleure question à poser est ce que le contraste dit de la peine de mort fédérale en particulier. Cet article soutient que les commutations de Biden (et en particulier la nature des trois peines de mort laissées intactes) reflètent une conception cohérente de la peine de mort fédérale comme étant limitée au terrorisme et aux meurtres des droits civiques, des cas rares dans lesquels il y a un intérêt national pressant à une exécution. En revanche, les exécutions de Trump représentent un modèle dans lequel le gouvernement américain utilise la peine de mort de manière si indiscriminée qu'elle se détache des bases fédéralistes du système de justice pénale. Cette juxtaposition a des implications fructueuses pour le débat plus large en cours concernant le rôle du gouvernement fédéral dans la punition des crimes par rapport aux États.
Jonah J. Horwitz (jeudi) a étudié cette question.